ATLAS of Cutaneous branch territories
Waarom, Hoe and Wanneer?
Karin BOER, OT, CHT-NL, ECHT, CSTP® ~ Nederland
In 2012 maakte ik kennis met Somatosensorische revalidatie, toen ik vooral uit nieuwsgierigheid de cursus volgde in Fribourg, Zwitserland. Voordat ik de cursus volgde worstelde ik altijd met patiënten met pijn en verschilde met mijn collega’s vaak van mening over de behandeling. Ik geloofde niet in “No Pain no Gain”, in tegenstelling to veel collega’s. Als vervend sporter begrijp ik, dat als je je prestaties wilt vergrote, je de grenzen van je lichaam moet opzoeken omdat er anders geen trainings effect is.
Je lichaam geeft de grenzen aan door signalen van vermoeidheid en soms pijn. Respecteer je die signalen van pijn echter niet, dan kan het mis gaan en raak je geblesseerd of overtraind. Wordt pijn langdurig genegeerd, of erger nog, wordt het aangeleerd om pijn te negeren, dan raakt het pijnsysteem als waarschuwing serieus in de war. Daarom zou wat mij betreft de mantra moeten zijn “Know Pain to Gain”. Somatosensorische Revalidatie doet precies dat, het zorgt er voor dat je de pijn van de patiënt gaat begrijpen en hem helpt zijn pijn te begrijpen.
Pijn is niet uit te drukken in een getal zoals knijpkracht of Range of Motion. Om een patiënt met neuropatische pijn echt te kunnen begrijpen moet je een gesprek voeren en op onderzoek gaan. De “Atlas of Cutaneous Branch Territories for the Diagnosis of Neuropathic Pain” is voor dat laatste een onmisbaar instrument dat, sinds ik de cursus in 2012 heb gevolgd, dagelijks wordt gebruikt in mijn praktijk.
Ik gebruik het samen met de patiënt om te bepalen in welk gebied de pijn zit. Patiënten vinden het vaak fascinerend, dat er een atlas bestaat waarin precies het gebied is te vinden waar zij pijn ervaren. En nog fascinerender, dat de pijn gelinkt kan zijn aan de andere gebieden waar zij ook pijn ervaren. Pijn die tot dat moment vaak door niemand werd gezien of (h)erkend.
De atlas geeft een duidelijke structuur voor het te onderzoeken gebied én houvast voor het vormgeven van de therapie.
Door het gebruiken van de Atlas ben ik vaak de eerste hulpverlener die de pijn zo nauwkeurig kon begrijpen, onderzoeken en uitleggen. Hierdoor voelt de patiënt zich uiterst serieus genomen en wordt het vertrouwen in de therapie vergroot, met vaak verbluffende resultaten tot gevolg.
POURQUOI, COMMENT et QUAND ?
Florent PIN, RSDC® ~ France
L’Atlas des territoires de provenance cutanée est pour moi bien plus qu’un ouvrage technique : c’est l’outil central de l’accompagnement des personnes souffrant de douleurs neuropathiques. Face à des douleurs souvent complexes et invisibles, il permet d’ancrer l’évaluation clinique dans une réalité anatomique concrète, au plus près du vécu du/de la patient·e.
Pourquoi l’utiliser ?
Parce qu’il permet de traduire les sensations du/de la patient·e (engourdissement, brûlure, irradiation) en une cartographie précise. En reliant le ressenti à une surface de peau et à son origine nerveuse, la douleur sort de l'abstraction pour devenir, pour le/la patient·e, une réalité palpable et compréhensible. Dans l’exercice interdisciplinaire, c’est un atout majeur; il permet de partager un visuel très rapidement avec les médecins, les kinésithérapeutes. Là où les mots peuvent être flous, le schéma de l’Atlas offre un support clinique immédiat qui facilite la coordination médicale, tout en s’appuyant sur des données scientifiques solides et rigoureuses.
Comment s’en servir ?
L’usage de l’Atlas se veut avant tout interactif. Sa reliure en spirale prend tout son sens en consultation : l'ouvrage s'ouvre à plat sur la table, devenant un véritable objet de médiation. Cet objet physique ouvre un espace de discussion et de compréhension partagée entre le/la thérapeute et le/la patient·e. On le manipule ensemble, on compare les territoires sains et lésés directement sur les planches. Ce n’est plus le/la thérapeute qui impose un savoir, c’est une exploration collaborative où la douleur est expliquée et rendue plus accessible. L’Atlas offre ainsi un langage commun, universel, qui dépasse les barrières culturelles ou disciplinaires.
Quand l’intégrer à la pratique ?
Dans mon exercice, qu’il soit salarié ou libéral, il intervient à chaque étape. Dès l’évaluation initiale pour poser des repères, puis comme support de cothérapie entre rééducateurs sensitifs afin d’assurer la continuité des soins avec le patient. Enfin, il est indispensable lors de l’autorééducation : le/la patient·e s’approprie l’Atlas pour identifier ses surfaces de peau, comprendre ses exercices et devenir acteur·e de sa propre guérison.
L’Atlas des territoires de provenance cutanée permet ainsi de dépasser le simple constat de la douleur pour l’inscrire dans une compréhension globale et partagée, transformant l'expérience vécue par le/la patient·e en un repère anatomique clair et rassurant. C’est une boussole pour la méthode de Rééducation Sensitive de la Douleur (RSD).
WHY, HOW and WHEN?
NG Jenna Hei-lok, Certified HT ~ Hong Kong
[为何需要皮肤领区图谱]
传统疼痛评估依赖主观问诊与体格检查,然而患者对疼痛分布的描述往往模糊,难以精确定位受损神经。皮肤分支领区图谱通过明确不同神经皮支的感觉传入来源,帮助临床识别特定神经损伤与疼痛的对应关系。
[如何在临床中运用]
治療師可結合皮膚领区图谱與中醫「望、聞、問、切」四步驟評估方法:
望(觀察) 視覺檢查手部變形、萎縮與疤痕等,以提示潛在神經病理問題。
聞(聆聽與嗅覺)聆聽主要訴求與疼痛特徵,並藉嗅覺線索了解情緒與可能感。
問(詢問) 了解病史與疼痛表現,以及對睡眠與心理社會壓力的影響。
切(觸診) 評估受影響區域的皮膚溫度與感覺功能,以判定疼痛來源與性質。
圖一:中醫四步驟評估方法:望、聞、問、切
[何时应使用图谱]
当面对疑似周围神经损伤或术后神经痛患者时,可借由图谱更精确地界定受累神经分支与疼痛感觉传入来源之间的对应关系。在原因不明的慢性局部疼痛个案中,图谱有助于澄清疼痛是否呈现特定皮神经分支的感觉传入来源特征,以辅助区分神经病理性疼痛与肌筋膜或关节性疼痛。于术前与术后神经功能监测阶段,图谱可以作为感觉变化的“基线与追踪工具”,帮助记录感觉缺失或异常区域的范围与演变。此外,在活动训练期间,运用图谱持续评估疼痛及感觉区变化,有助跨专业及早识别神经病理性疼痛特征,适时调整治疗策略与目标,优化整体复健成效。
POURQUOI, COMMENT et QUAND?
Véronique RUEL & Marie-Élaine LAFRANCE, RSDC® ergothérapeutes ~ Québec
Dans nos contextes cliniques, l’explication de la méthode de Rééducation Sensitive de la Douleur (RSD) à un·e patient·e peut parfois relever du défi. Certain·es souffrent depuis longtemps sans comprendre la cause de leur souffrance, puisqu’aucun examen jusqu’à maintenant n’a expliqué leur douleur. D’autres ont plus de difficultés à comprendre ces notions nouvelles pour eux. Dans tous les cas, l’Atlas des territoires de provenance cutanée est un précieux allié à notre pratique. En effet, suite au recensement des symptômes neuropathiques, l’hypothèse neuro-anatomique plausible de la branche cutanée lésée est énoncée. Souvent, lorsque les patient·es voient l’illustration de la branche atteinte, la joie, la reconnaissance et l’incrédulité se mêlent sur leurs visages. Pour la première fois, une image de cet atlas illustre concrètement le siège de leur souffrance. Ensuite, lorsque les cartographies sont dessinées et correspondent aux images de l’Atlas, même les plus sceptiques sont convaincu·es! Tout au long du suivi de ces patient·es, cet atlas, demeurera l’outil d’enseignement au centre de la thérapie.
En plus d’être un outil d’enseignement aux patient·es, il est un guide essentiel pour les professionnel·les. Cet outil est toujours à portée de main pour confirmer notre hypothèse de la branche cutanée lésée, déterminer avec le plus de précision possible le territoire atteint et la zone qui sera utilisée, ensuite, par exemple, pour la contre-stimulation tactile à distance. De plus, tous ceux et celles ayant déjà traité des gens atteints de douleurs neuropathiques peuvent témoigner que certaines situations peuvent être plus complexes. À ce moment, il est intéressant de se tourner vers les collègues formé·es à cette méthode de RSD. De fait, l’Atlas des territoires de provenance cutanée nous offre un langage commun, précis et efficient entre les professionnel·les, même en distanciel. Aussi, il rend possible pour deux thérapeutes formé·es de travailler en collaboration ou en continuité dans un même dossier.
Par ailleurs, souvent, le suivi des dossiers en RSD implique une prise en charge pluridisciplinaire. Ainsi, cet atlas nous permet d’expliquer précisément la condition neuropathique à nos collègues et de les guider visuellement et concrètement dans leurs traitements. Cela favorise des interventions harmonisées et efficaces.
En conclusion, la pratique de la méthode de RSD ne serait pas la même sans cet outil. Il nous offre la possibilité de faire nos évaluations et traitements avec précision, validité, spécificité, rigueur, efficacité et reproductivité.
WHY, HOW and WHEN?
Hande USTA OZDEMIR, PhD ~ Turkey
The clinical evaluation of neuropathic pain has long relied on dermatome-based maps. However, in contemporary clinical practice, a substantial proportion of patients present with localized, peripheral nerve–oriented pain patterns that cannot be adequately explained by these classical schemes. This mismatch leads not only to diagnostic uncertainty but also to inappropriate or insufficient treatment strategies. By systematically delineating the innervation territories of cutaneous nerve branches, this atlas offers an innovative approach that challenges established conventions in neuropathic pain mapping.
The principal innovation of this atlas shifting pain assessment from a spinal root–centred perspective to a peripheral nerve and cutaneous branch level. Its depiction of somatosensory territories renders information clinically interpretable making the relationship between pain origin and the underlying neural structure directly visible. Consequently, the clinician’s focus shifts from “Which dermatome?” to “Which nerve branch?”
The atlas serves as a diagnostic reference that allows for the standardization of clinical reasoning and decision-making. Anatomical maps enable consistent interpretation of examination findings. It reduces observer-dependent variability and provides a roadmap for targeted injections and personalized treatment strategies. This approach has become a clinical necessity, particularly in post-surgical or iatrogenic neuropathic pain.
From an academic perspective, the atlas establishes a shared reference framework between peripheral nerve anatomy and clinical pain patterns, facilitating comparability across studies and enabling more consistent patient classification in clinical and interventional research. It may also enhance the development of peripheral nerve–based neuropathic pain models.
In conclusion, this visual atlas transforms peripheral nerve anatomy from static knowledge into a dynamic, standardisable and research-oriented clinical tool. With its use, we can attain enabling more rational, targeted and individualized management of neuropathic pain.
POURQUOI, COMMENT et QUAND?
Orphélia DERMEL, MKDE ~ Nouvelle-Calédonie
En 2016, dans un centre de rééducation en Nouvelle-Calédonie, j’ai rencontré Joseph, un patient qui allait beaucoup me faire réfléchir sur ma prise en charge les douleurs neuropathiques.
Joseph avait eu un grave accident de voiture, de multiples fractures et des greffes cutanées. Il avait des douleurs neuropathiques très fortes au mollet. Il ne supportait rien au contact: ni les vêtements, ni même poser le pied par terre. C’était vraiment handicapant pour lui au quotidien.
Avec ce que je savais à l’époque, j’ai fait ce qu’on m’avait appris : désensibiliser progressivement la zone. Je touchais, je frottais, je faisais vibrer et j’insistais pour que Joseph effectue ces exercices tous les jours chez lui. Il était vraiment motivé, moi aussi; mais rien ne bougeait. Pas la moindre amélioration. Les semaines passaient et on n’avançait pas.
J’ai fini par quitter ce centre, laissant Joseph à mes collègues. Je ne sais pas ce qu’il est devenu, mais je n’ai jamais oublié son cas.
En 2021, j’ai découvert la méthode de Rééducation Sensitive de la Douleur (RSD). En me formant et en étudiant l’Atlas des territoires de provenance cutanée, j’ai tout de suite repensé à Joseph. Et là, j’ai compris: il avait une allodynie mécanique sur les branches crurales médiales du nerf saphène. Ce que je lui avais fait avec toute ma bonne volonté, ce n’était pas adapté. J’avais peut-être même aggravé les choses.
Quelle leçon ! Maintenant, cet atlas fait vraiment partie de mes outils de travail. Il est bien plus qu’un simple outil diagnostique : il permet de cartographier précisément la zone douloureuse, de mettre en visuel cette douleur que le patient ressent mais qu’il n’arrive pas toujours à expliquer. Et ça, c’est fondamental. Quand je dessine sur un schéma le territoire d’hypoesthésie ou d’allodynie, le patient voit sa douleur : elle existe, elle n’est pas dans sa tête, elle est réelle et mesurable. Je peux lui montrer que ce qu’il ressent correspond à un territoire nerveux précis, que ses sensations sont bien présentes, qu’elles ont une explication anatomique. Valider leur vécu change tout : le patient n’est plus seul face à une douleur incompréhensible, elle devient visible et partagée entre nous.
Je pose désormais des diagnostics plus précis, communique mieux avec les médecins et aide efficacement les patients souffrant de douleurs neuropathiques. Cette expérience m’a rendue plus humble et rigoureuse. Si j’avais eu ces connaissances en 2016, la situation de Joseph aurait été différente. Pour éviter que d’autres thérapeutes soient démunis face à ce type de douleur et pour améliorer la prise en charge des patients, il me paraît important de partager cette approche.
POR QUÊ, COMO e QUANDO?
Kelli Maiara Gomes da Silva, PT ~ Brasil
Minha aproximação com o Atlas dos Territórios de Ramos Cutâneos teve início em 2022, no segundo ano da graduação em Fisioterapia, na Universidade Estadual do Centro-Oeste, em Guarapuava, Brasil, a partir de um projeto de iniciação científica. Até então, meu entendimento sobre a dor neuropática era limitado a conceitos teóricos gerais, frequentemente distantes da prática clínica, o que dificultava reconhecê-la de forma objetiva durante a avaliação dos pacientes.
Ao longo dessa experiência, ao aprofundar meus conhecimentos em Reeducação Somatosensorial da Dor (RSD), passei a compreender que a dificuldade não estava apenas na complexidade da dor neuropática, mas também na forma como eu havia aprendido a interpretá-la. A representação anatômica tradicional, muitas vezes, não permitia correlacionar de forma clara a queixa do paciente com a estrutura acometida e, nesse cenário, o Atlas dos Territórios de Ramos Cutâneos foi fundamental para orientar meu raciocínio clínico na avaliação e compreensão do quadro de dor do paciente.
A partir do conhecimento do Atlas, passei a ter um olhar mais direcionado e objetivo, relacionando a área referida pelo paciente com o território de inervação dos nervos periféricos específicos, além da correlação com as características sensoriais apresentadas, permitindo um diagnóstico mais preciso e individualizado, e possibilitando um melhor entendimento até mesmo pelo próprio paciente, que muitas vezes não compreende a própria dor. Nesse processo, o Atlas deixou de ser apenas um recurso didático, passando a ser uma ferramenta essencial, orientando minha percepção clínica no diagnóstico, avaliação e escolhas terapêuticas.
Nesse momento, após concluir minha graduação em fisioterapia, posso afirmar que esse processo de estudo e aprofundamento que o Atlas dos Territórios de Ramos Cutâneos me permitiu realizar, me proporcionou maior segurança clínica e amadurecimento profissional, sendo essencial para a minha atuação enquanto acadêmica, construindo um raciocínio mais crítico e fundamentado, me ensinando por quê, quando e como utilizá-lo. Assim, esses aprendizados seguem como base para a minha prática profissional enquanto fisioterapeuta, auxiliando e contribuindo na forma de avaliar, intervir e compreender a dor do paciente de forma integral, com foco na funcionalidade e qualidade de vida.
Anwendung des Anatomieatlasses der 240 Hautnervenäste des Körpers
Brigitte Blum ~ Schweiz
Ulla Jörn Good ~ Schweiz
Der Atlas der Hautnervenäste ist aus unserem Klinikalltag bei der Behandlung von Patient*innen mit neuropathischen Schmerzen nicht mehr wegzudenken. Der Inhalt des Buches umfasst das autonome Versorgungsgebiet von 240 Hautnervenästen des ganzen Körpers sowie deren größtes bekanntes Versorgungsgebiet. Diese Daten basieren auf umfassenden Informationen aus 100 anatomischen Quellen, die im Atlas zusammengetragen wurden. Die Anwendung in der Praxis soll hier anhand eines Patientenbeispiels aufgezeigt werden. Frau A. wird in unsere Ergotherapie aufgrund persistierender Schmerzen nach einer Rhizarthrose Operation überwiesen. Ihr wurde eine Touch® Prothese - eine Gelenksersatzprothese – in das linke Daumensattelgelenk implantiert. Nach der Beschreibung ihrer Symptome besteht der Verdacht einer neuropathischen Schmerzproblematik mit axonaler Verletzung eines Hautnervs.
Hier wird nun der Hautnervenatlas zur Bestätigung der Hypothese des verletzten Hautnervens hinzugezogen. Frau A. wird im Sinne einer Patientenedukation in diesen Prozess einbezogen und sie kann anhand der anschaulichen Abbildungen im Atlas schnell erkennen, dass ihre Schmerzen von der Verletzung des ramus superficialis, nervus radialis ausgelöst werden. Sie realisiert, dass der Schmerz und die Veränderung der Sensibilität mit dem Hautversorgungsgebiet des Nervens übereinstimmen. Wir stellen mittels der somatosensorischen Untersuchung eine mechanische Allodynie bei Frau A. fest. Zur qualitativen und quantitativen Austestung einer Allodynie hilft der Atlas zur Bestimmung des Untersuchungsgebietes. Der betroffene Hautnerv ist im Atlas mit seinem maximalen Innervationsgebiet dargestellt, welches deckungsgleich mit unserem Untersuchungsareal ist. Wir behandeln Frau A. entsprechend dem Konzept der Somatosensorischen Schmerztherapie.
Der Hautnervenatlas ist auch zur Festlegung des Areals der taktilen Gegenstimulation auf Distanz eine Unterstützung. Für das Heimprogramm im Rahmen der somatosensorischen Schmerztherapie wird ein Gebiet, welches proximal des betroffenen Nervs liegt und auf Berührung mit angenehmen Empfindungen reagiert bestimmt. Die Patientin erhält den Auftrag dieses Gebiet acht Mal täglich für maximal eine Minute, mit einem weichen Stoff oder Fell zu stimulieren. Zusätzlich soll während der gesamten Behandlungsdauer das Areal der Allodynie und die Region proximal bis zur Zone der Gegenstimulation möglichst wenig berührt werden.
Die Behandlung von Frau A. dauert vier Monate. Die Schmerz-Beschreibungswörter erfasst mit dem McGill Schmerz-Fragebogen betrugen anfangs 60 Punkte und am Ende der Behandlung noch 19 Punkte. Die Allodynie verschwand nach 12 Wochen und die darunterliegende Hypoästhesie war nach 4 Wochen behoben.
Frau A. kann nun in der eigenen Firma ihren Beruf als Elektronikmonteurin sowie ihre administrativen Arbeiten wieder vollumfänglich ausüben.
¿POR QUé, CóMO y CUÁNDO?
Judit MORENO VALLèS, CSTP®~ España
El Atlas de los territorios de las ramas cutáneaspara el diagnóstico del dolor neuropático es una herramienta clave en el diagnóstico del dolor neuropático y del método de Reeducación Somatosensorial del Dolor (RSD). Sabemos que el componente cultural es muy relevante en cuanto a la manera que tiene la persona de interpretar y expresar el dolor, pero los nervios y la anatomía son universales. Precisamente ahí radica el valor de este libro, que propone un ‘idioma común’ para los profesionales a través de mapas visuales claros y sistematizados.
¿Por qué?Porque existe la necesidad real de reproducir una técnica de evaluación sensitiva entre distintos profesionales, centros y países. Durante años, muchos clínicos hemos valorado los trastornos sensitivos de forma rápida y funcional —por ejemplo, con un algodón y localizando la zona alterada a través de la explicación del paciente—, una práctica eficaz, pero poco específica. Con el Atlas se pretende ir un paso más allá: aportar precisión anatómica y reducir la variabilidad entre exploradores. Para mí, es la guía esencial para quien empieza a adentrarse en el mundo del método de RSD: el mapa que necesita el explorador para no perderse y acabar en terrenos pantanosos.
Yo trabajo en una mútua de accidentes laborales y en mi día a día el Atlas me permite ahorrar tiempo porque ya sé dónde mirar y qué nervio puede estar implicado. Como bien describe su nombre: atlas, que significa conjunto de mapas, me sirve de orientación para saber qué camino escoger, qué nervio testear. Además, es una magnífica “chuleta” para recordar de qué raíz sale el nervio y cuáles son los nervios primos.
Aquí en España usamos mucho la expresión : ‘vale más una imagen que mil palabras’. Así que siempre que puedo la uso para enseñarle al paciente y explicarle el origen de su dolor y el posterior abordaje que realizaremos. Este uso tiene un impacto positivo en el paciente: le ayuda a comprender mejor su anatomía y su dolor. Poner nombre al nervio afectado y mostrar que existe una guía que ha estudiado su problema supone una validación de su experiencia, algo especialmente relevante en pacientes de larga evolución, que a menudo han pasado por múltiples consultas sin una explicación clara. El Atlas convierte la exploración en un proceso más compartido, comprensible y humano.
¿Cuándo lo utilizo? El Atlas, así como los monofilamentos son mi kit esencial para evaluar un trastorno de sensibilidad. Cuando un paciente describe alguna percepción neuropática, ahí mi cerebro enciende la bombilla y dice vamos a preguntar más y si mis sospechas son ciertas el segundo paso es coger mi kit de sensibilidad para evaluar. Últimamente estoy encontrando más casos de pacientes postoperados con dolores neuropáticos, seguramente no porque hayan aumentado los casos, sino porque ahora soy capaz de detectarlos. De aquí en adelante, tengo las herramientas necesarias para saberlos diagnosticar y tratar. Otro de los beneficios de contar con el Atlas es que puedo ir guardando todos esos pacientes afectados por las mismas ramas cutáneas e ir detectando si algunas ramas tienden a comportarse igual. Esa reproducibilidad abre puertas para realizar más estudios dentro de la comunidad científica.
Educational Use of the ATLAS OF CUTANEOUS ORIGIN TERRITORIES in Clinical Teaching
Eva Létourneau, CSTP® ~ Canada
Since 2013, I have had the privilege of teaching the method of Somatosensory Pain Rehabilitation (SPR) as part of continuing professional education for a wide range of healthcare professionals. I think that the Atlas represents a highly valuable pedagogical resource for the teaching of clinical neuroanatomy, somatosensory examination and pain mechanisms. Its originality lies in its strong anchoring in clinical observation, making it particularly suited in bridging theoretical knowledge and applied clinical reasoning.
Why use the Atlas for teaching?
Traditional teaching of sensory innervation often relies on dermatomal maps derived from anatomical or experimental models that may oversimplify the complexity of peripheral nerve organization. While such models are essential foundations, they can be insufficient to interpret real clinical presentations. The Atlas addresses this limitation by presenting cutaneous territories of individual peripheral nerve branches based on extensive clinical data. This approach helps learners understand the variability, overlap and clinical relevance of cutaneous innervation, fostering a more nuanced and realistic comprehension of neuropathic pain and sensory disorders. My experience is that it also encourages critical thinking by challenging students to move beyond rigid schematics toward clinically meaningful interpretation.
Howto use the Atlas as a teaching and clinical reasoning tool?
From a pedagogical perspective, the Atlas can be used as an interactive and problem-oriented learning tool. I like to design case-based scenarios in which learners analyze patients’ somatosensory complaints, map altered sensations and infer the most likely affected nerve branches. Such exercises promote structured clinical reasoning and enhance precision in sensory assessment.
When to integrate it into rehabilitation education?
In continuing professional development, it is particularly relevant for training focused on neurological rehabilitation, chronic pain management, upper and lower limb rehabilitation and post-surgical care. It is also highly suitable for use during clinical placements or case conferences, where trainees are required to interpret sensory findings and integrate them into functional rehabilitation plans.
Conclusion
In an educational context, the Atlas offers a unique and clinically authentic perspective on cutaneous innervation. By integrating empirical clinical data with anatomical teaching, it enhances learners’ ability to interpret sensory findings, prepares them for the complexity of real clinical practice and even gives them a solid base to understand and educate patients.
क्यों, कैसे और कब?
जोशुआ एस राजकुमार, MPT, CSTP® ~ भारत
सोमाटोसेंसरी (संवेदना तंत्र) संबंधी विकार जैसे न्यूरोपैथीज़औरकॉम्प्लेक्सरीजनलपेनसिंड्रोम्स (CRPS) आमतौरपरतंत्रिकातंत्रमें हुए नुकसानकेकारणउत्पन्नहोतेहैं, जोयातोचोट (बाहरीआघात) याआंतरिकचयापचयीकारकोंसेहोताहै। इन दर्दनाक स्थितियों में अक्सर विशेष न्यूरोलॉजिकल असामान्यताएं पेश आती हैं। इनविशेष सोमाटोसेंसरी असमानताओंमें शामिल हैं: जैसे कि, एलोडीनिया (उत्तेजना के कारण उठने वाला दर्द जो आमतौर पर दर्द पैदा नहीं करता है) और टैक्टाइल हाइपोएस्थेसिया (सुन्नपन के साथ होने वाली संवेदनशीलता की आंशिक हानि)।
वर्षों से, इन सोमाटोसेंसरी (संवेदना तंत्र) असमानताओं को उस त्वचा क्षेत्र के स्थान के आधार पर परिभाषित किया गया है, जिसे एकमात्र स्पाइनल नर्व रूट द्वारा आपूर्ति की जाती है, जिसे पारंपरिक रूप से डर्माटोम[1] कहा जाता है। किसी विशेष परिधीय तंत्रिका शाखा द्वारा आपूर्तित त्वचा क्षेत्र को दर्शाने वाली त्वचीय तंत्रिकाप्रेरण मैपिंग का भी अध्ययन किया गया है (स्पाईचर एवं अन्य., 2017)। ये त्वचीय तंत्रिकाप्रेरण मैपिंग्स सोमाटोसेंसरी न्यूरोपैथिक लक्षणों के स्थानीयकरण को समझने और समय के साथ रिकवरी की निगरानी के लिए आवश्यक होती हैं।
सोमाटोसेंसरी (संवेदना तंत्र) संबंधी विकारों से ग्रस्त मरीजों में मैकेनिकल एलोडीनिया की मैपिंग करना अत्यंत महत्वपूर्ण है, जिसे एलोडिनोग्राफी प्रक्रिया के माध्यम से किया जाता है: यह स्टैटिक मैकेनिकल एलोडीनिया का प्रत्यक्ष जांच से मिलने वाला एक स्पष्ट क्लिनिकल परीक्षण संकेत है (पैकहैम एवं अन्य 2020)। न्यूरोपैथिक दर्द से ग्रस्त मरीजों की आगे जांच करने पर मुख्य परिघटना की गहरी समझ प्राप्त हुई: मैकेनिकल एलोडीनिया क्यूटेनियस हाइपोएस्थेसिया के अधोस्थित क्षेत्र द्वारा होता है (स्पाईचर एवं अन्य., 2008). इसके परिणामस्वरूप, अधोस्थित हाइपोएस्थेसिया का पुनर्वास न्यूरोपैथिक लक्षणों में महत्वपूर्ण राहत देता है (डे एंड्राडे मेलो नॉट एवं अन्य. 2024)। अन्य शब्दों में कहा जाए, तो मैकेनिकल एलोडीनिया के साथ-साथ अधोस्थित टैक्टाइल हाइपोएस्थेसिया की मैपिंग और उपचार करने से न्यूरोपैथिक दर्द और CRPS के लक्षणों में कुछ हद तक राहत मिल सकती है।
एक डेल्फ़ी अध्ययन में, एलिसन ल्यूएलिन और योगदानकर्ताओं (2023) ने एलोडीनिया की व्यापकता को CRPS की सहमति मानदंडों में से एक के रूप में प्रस्तावित किया है। इसका अधोस्थित टैक्टाइल हाइपोएस्थेसिया एक प्रमुख नैदानिक परिणाम है जिसका न्यूरोपैथिक दर्द के निदान के लिए क्यूटेनियस ब्रांच टेरिटरीज की एटलस के साथ विश्लेषण किया गया है।
[1] प्रोफेसर हांडे उस्टा ओएज़्डेमिर का दृष्टिकोण, पृष्ठ 11 भी देखें।
POURQUOI, COMMENT et QUAND?
Michael TEMGOUA TEUGANG
MD, CSTP® ~ Cameroon
Pourquoi ?
L'Atlas est un guide précieux, voire un véritable pont entre le classique abstrait du livre et la réalité clinique. L’étude du système nerveux somatosensoriel fait assez souvent la part belle à la connaissance générale des dermatomes[1] cutanés, des racines et des troncs nerveux. L’Atlas lui nous mène encore plus loin dans la description précise et rigoureuse des plus petites ramifications des territoires cutanés, ce qui rapproche d’avantage du vécu et du ressenti concret des patient·es : On peut observer et localiser précisément la souffrance que le/la patient·e décrit avec ses mots, passant ainsi allègrement du livre à la clinique et inversement.
Comment ?
En tant que neurologue et après quelques années de pratique avec l’Atlas chez les patients douloureux neuropathiques chroniques, le constat est clair : que de diagnostics approximatifs évités et que de résultats de neurographies sensitives affinées, voire corrigés. Dans la pratique clinique en rééducation, l’utilisation de l’Atlas limite significativement les risques de se tromper de cible, et au pire permet de s’autocorriger. En cas de débordement de l’atteinte sensitive, d’un territoire cutané à un autre. Il sert de véritable boussole. Il est également indispensable pour poser, in fine, la condition somesthésique - le résumé diagnostique - des patient·es.
Quand ?
L’Atlas peut intervenir à différentes étapes de la prise en charge, mais il est indispensable au tout début. C’est une incontournable base du raisonnement clinique. Dès la formulation de l’hypothèse de branche lésée, sur la base des plaintes du/de la patient·e, l’Atlas permet d’identifier le territoire cutané sur lequel s’appesantir et pratiquer, soit l’esthésiographie, soit l’allodynographie qui détermineront plus tard le type de prise de prise en charge. Au-delà d’être une véritable bibliothèque somatosensorielle, l’Atlas est un guide diagnostique et thérapeutique dans la prise en charge de nos patients douloureux neuropathiques.
[1] Lire aussi, plus haut, le commentaire du Prof Hande USTA OZDEMIR à ce sujet.